Table ronde 6 : La santé, aussi une histoire de culture...
La simplicité volontaire, moyen d’accéder à la santé

Dans nos sociétés industrialisées, une partie de plus en plus importante de nos budgets est consacrée à la santé. À la santé? Non, à la lutte contre la maladie. C’est une lutte constamment perdue qui demande toujours plus d’investissements parce qu’en fait, on ne s’intéresse à la santé... qu’au moment où on l’a perdue. Pourquoi tant de maladies, alors qu’apparemment nous avons tout pour répondre à nos besoins? Parce que justement, dans notre société de consommation, nous ne donnons pas à nos organismes les conditions qui leur permettraient d’être sains. Nos maladies sont des maladies de civilisation, des maladies directement liées à la surconsommation. La santé repose sur six piliers : une alimentation saine, de l’activité physique en quantité suffisante, une gestion adéquate du stress, un environnement convenable, des relations sociales valorisantes et une vie affective satisfaisante. Or, tout dans notre société nous éloigne de ces conditions. Pour les retrouver, il faut tourner le dos à une bonne partie de ces pseudo-facilités que nous offre la société de consommation. Identifier ce qui est vraiment important pour nous et nous en contenter; c’est là la philosophie à la base de la simplicité volontaire. Ce faisant, nous avons moins besoin d’argent et donc, moins besoin de travailler. Cela nous permet de retrouver du temps pour faire ce qui nous permet de nous épanouir, tout en nous donnant des conditions qui répondent aux besoins profonds de notre organisme, ce qui constitue la meilleure façon de se doter d’une bonne santé.

Serge Mongeau
Auteur et éditeur, Les Éditions Écosociété
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