Table ronde 4 : La santé, une aventure citoyenne - volet Qualité de l'air
L’air au cœur de la santé

Au fil des ans, la qualité de l’air est devenue une sérieuse préoccupation pour la santé. Le Québec s’est doté d’un réseau de stations d’échantillonnage pour surveiller le respect des normes d’air ambiant pour les grands polluants comme le bioxyde de soufre (SO2), le bioxyde d’azote (NO2) et l’ozone. Les particules en suspension font l’objet d’un intérêt particulier et, depuis quelques années, les appareils de mesures conventionnels ont été remplacés par de nouveaux qui peuvent suivre en continu et en temps réel les concentrations de la fraction fine des particules, soit les PM2,5, les particules dont le diamètre est de moins de 2,5 microns. Les PM2,5 pénètrent profondément dans les voies respiratoires et sont plus susceptibles de causer des effets néfastes. Plusieurs études ont démontré le lien très important entre la santé cardio-respiratoire et la présence des polluants atmosphériques. On sait, par exemple, qu’après les journées où la concentration de PM2,5 est élevée, il y a une augmentation des symptômes d’asthme, des visites à l’urgence et des admissions dans les hôpitaux.

Le Québec s’est doté d’un indice de qualité de l’air pour identifier les journées les plus à risque et du réseau Info Smog pour prévenir les personnes les plus sensibles. La qualité de l’air s’est améliorée au cours des dernières décennies sous l’effet des normes environnementales, mais les niveaux actuels de pollution continuent de causer des effets nocifs sur la santé. En ce sens, les secteurs du transport et de l’industrie devront poursuivre leurs efforts de réductions d’émissions de polluants.

Chaque citoyen peut et doit aussi agir activement pour améliorer la qualité de l’air en choisissant, par exemple, des modes de transport plus écologiques.

Pierre Walsh
Conseiller scientifique, Ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs
pierre.walsh@mddep.gouv.qc.ca