Table ronde 7 : Quand l'aménagement urbain s'en mêle! |
Depuis 50 ans, les collectivités canadiennes et québécoises se sont développées dans un contexte de relative abondance, suivant un modèle très consommateur de ressources, incompatible avec les principes du développement durable. Ce mode de développement, extrêmement coûteux pour les individus comme pour les collectivités, a des conséquences sociales et environnementales majeures. L’impact de l’aménagement des collectivités sur la santé est principalement lié à deux tendances : l’augmentation de la sédentarité et la dégradation de la qualité de l’air. Le rapport récent de Statistique Canada sur les liens entre l’obésité et l’étalement urbain confirme l’influence du type d’aménagement sur la santé. L’allongement des distances à parcourir et la généralisation d’un cadre bâti peu favorable aux déplacements actifs tendent à réduire la pratique de l’activité physique quotidienne. Par ailleurs, l’utilisation massive de l’automobile entraîne une dégradation de la qualité de l’air dans les milieux urbains. La hausse des problèmes respiratoires lors des épisodes de smog urbain est un des symptômes les plus évidents. L’expansion anarchique et continue des agglomérations exerce une pression accrue sur les écosystèmes et contribue ainsi au gaspillage des ressources naturelles. L’étalement urbain, de même que le développement du réseau routier qui lui est associé, aggrave le fractionnement des habitats, détruit les milieux naturels, modifie le drainage des bassins versants et concurrence les activités de production agricoles. Thomas Duchaine |
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