Volume 7, no.08, 27 novembre 2008
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videL'équipe de l'AQPERE

Robert Litzler, Président
Pierre Fardeau, Coordonnateur
Sonia Lefebvre, Agente de programme
Emmanuel Rondia, Agent de développement
Laetitia Hespel, Agente de communications


videOnt collaboré

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ATSA
Biosphère
Cécile Lecomte, Écohabitation
Cégep de Rosemont

Colette Tardif, Cotardi

Communication TerraTerre
Éditions le Mémento
Équiterre
Emmanuel Cosgrove, Écohabitation

Fanie Lebrun, conseil du loisir scientifique de l'Estrie
Fédération autonome de l'enseignement
Johanne Isabel, Hydro Québec
Katimavik Jeunesses Service
Laure Waridel, Équiterre
Marylène Ferguson, Cré de Laval
Marylise Paquin, Jour de la Terre
Mélanie Lacombe, Collège de Rosemont
Nadine Bachand, Écoinitiatives
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Pierre Gilbert
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RefERE
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Stéphany Laperrière


Témoignage


Fanie Lebrun, Coordonnatrice du club des Débrouillards
Conseil du loisir scientifique d'Estrie

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En savoir un peu plus sur ton organisme

CLSE, un organisme à but non lucratif voué à la culture scientifique, propose des activités qui favorise l’intérêt et la compréhension des sciences au sein de la population de sa région et plus particulièrement auprès des jeunes. En 2007-2008, c’est plus de 12 000 jeunes du primaire, secondaire et collégial qui ont été rejoint par l’un ou l’autre de nos programmes.

Ton rôle de coordonnatrice

Mon rôle de coordonnatrice au sein du Club des Débrouillards, est d’offrir un service à la clientèle, voir au travail des animateurs et la logistique des camps de relâche et de jour. De plus, cela me permet de teinter d’ERE la programmation des activités scientifiques. Un thème privilégié et précieux : L’énergie.
Nous avons profité du cadre de la semaine d’efficacité énergétique du 2 au 16 novembre où nous avons offert aux écoles de la région le projet Envirovolt d’Hydro-Québec sensibilisant les jeunes aux impacts de la construction des réseaux hydroélectriques.

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Prenant conscience des effets néfastes, si les jeunes ne veulent plus de nouveaux barrages, on leur suggère de réduire leur consommation d’énergie avec un quiz écoénergétique. Ainsi, ils diminuent les chances de voir de nouvelles constructions hydroélectriques. On favorise aussi le retour à la maison de l’information acquise au cours de l’atelier. Les ateliers Techno-scientifix sont de bons tremplins à la prise de conscience de la richesse de notre planète et des moyens de la protéger. Touchant l’économie des ressources, le parcours énergétique et les sources d’énergie de la planète, on souhaite stimuler leur curiosité et développer leur esprit critique.
À mon avis, on ne peut laisser les enfants porter le poids de la culpabilité de l’état de la planète. Leur faire vivre des animations scientifiques tournées vers des solutions vaut son pesant d’or!

Ton parcours

Diplômée en ERE depuis 2003, cela a donné un sens à mes études en sciences de l’environnement. C’est très frustrant de connaître l’état de la planète (par les sciences ) et de ne pas savoir quoi faire pour améliorer la situation et comment convaincre les gens…de l’urgence d’agir! Mais c’est fort valorisant (par l’éducation) de découvrir et de mettre en pratique des moyens de changer le monde!
Par une prise de conscience, la voie semble logique d’apprendre pour mieux apprécier et protéger! Parfois, j’utilise un moyen détourné pour passer mon message… on manipule, on expérimente et on fait un lien à l’environnement. On ne rebute par notre message ciblé en passant pour des ayatollahs de l’environnement.

Pourquoi avoir fait le choix de l'ERE ?

 
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Pour l’équilibre dans les extrêmes! Pour le côté très public, avec le contact des enseignants, des animateurs et des enfants. J’apprécie vivement lorsque les animateurs ont la fibre environnementale, ils présentent de bons modèles positifs et des leaders inspirants. D’un autre côté, c’est très solitaire pour la conception, la rédaction et la révision que requierent ces activités. Sans oublier, une curiosité intellectuelle constamment nourrie par les avancées de société ainsi que les heureux dénouements des projets scolaires.
L’ERE c’est une vocation! Non seulement on y croit mais on se dévoue à la cause. De plus, en bon français il faut que les babines suivent les bottines (walk the talk) en prêchant par l’exemple et en étant à l’affût, cela garde l’esprit ouvert à de nouvelles expériences et rencontres …

Des difficultés ?

Le plus difficile, c’est de transmettre l’envie d’agir sans l’état d’urgence annoncé. Face à la panique parfois les gens abandonnent…  « de toute façon ça donnera rien ». Je préfère la voie de l’enthousiasme contagieux! « Quand je sors mon recyclage, je pense à toi! » Des paroles qui me touchent et me motivent à poursuivre ma mission de courroie de transmission.

Tes motivations

  • Avoir du plaisir à découvrir par la science ce qui nous entoure,
  • Créer du sens aux yeux des gens par un lien quotidien,
  • Cultiver le sentiment de compétence (on est capable de le faire!),
  • Donner l’envie de bouger en illustrant les retombées positives de gestes concrets.

Ta vision

Le changement débute-t-il par le haut ou par le bas? Certainement, ce qui me trouble c’est le manque apparent de leadership en la matière au Québec. Venant peut-être du gouvernement, cela se répercute sur la population et les individus et vice-versa. Si l’on regarde la France qui a intégré, depuis plusieurs années l’ERE et la notion de développement durable à son cursus scolaire disons que le Québec a du pain sur la planche.
Par contre, ici dans notre belle province, on fait beaucoup d’ERE sans le savoir! Je suis témoin de beaux projets scolaires et dans la communauté qui traduisent le souci de l’environnement (ex. patrouille verte municipale, projet de coop verte scolaire, l’application des 3R dans les commerces, etc.)
Donc, tellement de modèles possibles pour un même but (bien-être culturel et naturel) que l’on peut rejoindre les cartésiens (donnez-moi des faits et des chiffres) que les artistes (faites-vivre et ressentir)!

Le mot de la fin

Il devrait y avoir une journée nationale de l’ERE puisque le rapport Bundtland, est paru il y a plus de 20 ans. Cela démontrerait la volonté d’en faire plus pour l’environnement et présenterait une belle vitrine de promotion. Une raison de plus pour célébrer nos gestes…si petits soient-ils!
Puisque « La force du collectif réside dans l’individu. ».
'Hugo Monticone

Fanie Lebrun
Coordonnatrice du club des Débrouillards du conseil du loisir scientifique d'Estrie

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